Histoire et patrimoine

Le patrimoine naturel

 

C’est surtout pour avoir vu Alphonse de Lamartine y passer son enfance que le village de Milly-Lamartine a acquis sa renommée. La maison où Lamartine vécu les premières années de sa  vie et l’église dont il subsiste une partie du XIIe siècle présentent un intérêt certain qui ne doit cependant pas faire oublier la qualité paysagère indéniable du site où s’est implanté le village.

Milly-Lamartine fait partie de l’entité paysagère du Mâconnais caractérisée par ses roches et éperons calcaires au relief  prononcé qui compartimentent l’espace dont les plus célèbres sont les roches de Solutré et Vergisson. Les sommets sont souvent boisés tels  celui de la « montagne » de Cras ou plus au nord-ouest celui du Bois Clair, à leurs bases la vigne monte à l’assaut des pentes mais plus bas, en arrivant près de la vallée du Fil, les prairies sont présentes et permettent encore une activité d’élevage de bovins.

Le village qui s’étage sur la pente offre de large et belles vues sur la Roche Coche et le village de Berzé-la-Ville au nord, sur Le château médiéval de Berzé-le-Chatel et le col du Bois Clair au nord-ouest, sur le vieux Saint-Sorlin (commune de La Roche-Vineuse) au nord-est et depuis les hameaux de la Chize (où, comme chez sa voisine de Berzé-la-Ville, le gypse fut aussi exploité au XIXe siècle mais à un degré bien moindre) et la Rochette sur les roches de Vergisson et Solutré au sud  ainsi que la vallée de la Petite Grosne qui s’écoule au sud-ouest.

Les différents types de formations géologiques, le façonnement  de cet espace  par l’homme au cours des siècles, la diversification de la végétation et la subsistance de quelques murets de pierres sèches, contribuent à donner aux lieux une harmonie et une douceur un peu méditerranéenne  que l’on peut ressentir  en parcourant les sentiers de randonnée qui serpentent notamment sur la montagne (car ici on qualifie de montagne une colline qui culmine à 503 m) de Cras ou sur le Montsard.

 

L'église du XIIsiècle Saint-Jacques le Majeur

  

L’église  de Milly-Lamartine  a été classée monument historique en 1913 en hommage à Alphonse de Lamartine.

Il existe peu de documents anciens sur l’histoire de cette église mais la disposition de la travée du clocher (quatre piles à contreforts supportant des arcs brisés) atteste d’une édification de l’église primitive au XIIe siècle.

Le clocher, reconstruit au XIIIe siècle avec un étage à baies géminées, a été coiffé au XVIIe siècle d’une flèche de pierre. Il a fait l’objet d’une restauration d’envergure en 1994.

Les toitures en laves calcaires de la nef et du porche d’entrée sont une des caractéristiques de cette église et lui donne sa facture romane.

A l’origine, la nef et le chœur étaient vraisemblablement lambrissés sous charpente mais une restauration du XIXe siècle  a modifié l’agencement et la décoration intérieure et généralisé l’enduit plâtre sur les murs et la voûte, faisant disparaître les décors plus anciens dont seules subsistent des traces d’une litre funéraire.

Notre église dispose également de quelques objets mobiliers remarquables, notamment  une statue polychrome Notre Dame du Bon Secours (1732 - classé comme objet historique),  le retable-tabernacle de l’autel liturgique en bois sculpté et doré du XVIIe siècle (également classé comme objet historique) qui avait été peint  mais a retrouvé son aspect originel par une restauration complète en 2016. Le chemin de croix du début du XIXe siècle (également classé) n’a pu pour l’instant être remis en place compte tenu de son état.

L’édifice a fait l’objet d’une restauration complète entre 2014 et 2016 (Toitures en laves calcaires, rejointoiement des pierres des murs extérieurs, réfection des enduits et peinture des murs intérieurs restauration des vitraux, ….) dont le financement a été assuré par la Municipalité, la DRAC, le département de Saône et Loire, la Fondation du patrimoine, l’Association Patrimoine et Fleurissement de Milly Lamartine et deux souscriptions en collaboration avec la cave coopérative des Terres Secrètes.

L’église située à deux pas de la maison d’enfance d’Alphonse de Lamartine a pu être à nouveau ouverte au public.

Des informations plus complètes : ICI

 

La Maison Lamartine

 

 

Cette demeure est une maison bourgeoise dans laquelle vécu Alphonse de Lamartine, de 1794 à 1801, puis, lors de courts séjours, pendant la Restauration. Maire de sa commune, le poète a si bien chanté Milly que ce petit coin de terre Mâconnaise est devenu aussi célèbre que Saint-Point et Monceau, ses principales autres résidences. Mais Milly n'est pas pour lui la « terre natale » puisqu'il n'y est venu qu'à l'âge de quatre ans. C'est cependant là qu'il a « laissé son cœur », ainsi que le rappelle une inscription gravée sous son buste, devant la mairie.

Cette demeure construite en 1705 se trouvait au centre d'un vaste domaine viticole comprenant une cinquantaine d'hectares répartis sur le territoire des communes de Milly, Berzé-la-Ville et Saint-Sorlin (aujourd'hui La Roche-Vineuse).

En 1826, alors que le père du poète songe à vendre la maison, Lamartine le supplie de n'en rien faire et compose Milly ou la Terre natale (Harmonies poétiques et religieuses). En 1860, ses besoins d'argent étant trop importants, ses créanciers trop nombreux et trop exigeants, il doit finalement se résigner à se séparer de cette maison, si chère à son cœur : « J'ai été obligé, écrit-il le 18 décembre, de signer la vente de la moelle de mes os, ma terre et ma maison natale de Milly, à un prix de détresse qui ne représente ni la valeur morale ni la valeur matérielle. J'ai emporté avec des larmes, en quittant le seuil, les vestiges de ma mère et les reliques de ma jeunesse. » Il la vend pour 500 000 francs à un M. Mazoyer, de Cluny, qui lui-même va la revendre quelques mois après à la famille Sornay, toujours propriétaire à ce jour. [source : Wikipédia]